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Les profils et rémunérations RH à la loupe

12 Mars 2010 , Rédigé par Sandrine Publié dans #Ressources humaines

Dans Focus RH


Les profils et rémunérations RH à la loupe

L’étude de rémunération ressources humaines 2010, menée par le cabinet Hays - en partenariat avec l’Andrh et l’IGS - dresse un panorama des différentes fonctions RH. Au programme : évolution des métiers et des rémunérations. Tour d’horizon des salaires dans les ressources humaines.

Les ressources humaines se portent bien, si l’on considère la dernière enquête menée par Hays sur le sujet. En revanche, depuis une quinzaine d’années, la fonction connaît de fortes évolutions. En introduction de cette étude, Michel Yahiel, président de l’Andrh, constate « l’extrême professionnalisation d’un secteur longtemps considéré comme généraliste ». Il poursuit : « La paie, le recrutement, la gestion des compétences, le droit et le dialogue social, entre autres, font appel à des profils de mieux en mieux formés. » Une offre de formation qui, d’ailleurs, « n’a jamais été si importante », appuie Thierry Teboul, directeur régional adjoint IDF au sein du groupe IGS. Il évoque également un taux de placement qui « ne semble pas se dégrader », en partie sous l’impulsion des postes plus généralistes, comme ceux destinés au développement RH, ainsi que par la voie du management et de la gestion de projet.
Mais quel est exactement le profil demandé aujourd’hui autour de ces différentes fonctions, et surtout, quel est leur niveau de rémunération ?

Des généralistes de proximité

DRH, RRH / HR business partner, gestionnaire / chargé de mission RH, assistant RH... « La fonction généraliste a évolué », souligne dans l’enquête Séverine Blum, consultante senior chez Hays. Place à la proximité et au conseil. Si - crise oblige - la priorité est moins portée sur le recrutement et la formation, les généralistes ont en revanche une mission de satisfaction du client interne. « Issu d’une formation en RH, droit ou école de commerce, le RH de proximité se doit de maîtriser parfaitement la réglementation en matière de gestion du personnel », note la consultante. L’aspirant généraliste doit aussi adopter « une vision à la fois économique et financière (...) [et] la connaissance du business », témoigne dans l’enquête Marie-Claude Ballandras, ex DRH Lundbeck et consultante RH.
Côté salaires, ceux-ci varient de 24 000 euros à 100 000 euros bruts, entre l’assistant RH jusqu’à 3 ans d’expérience et le DRH affichant 10 ans d’expérience et plus. En moyenne, avec 3 à 6 ans d’expérience, le salaire moyen est le suivant : 30 000 euros bruts pour l’assistant RH, 38 000 euros pour le gestionnaire ou le chargé de mission RH, 45 000 euros pour le RRH ou le HR business partner et 65 000 euros pour le DRH.

Le développement RH pour fidéliser

Directeur du développement RH, responsable ou chargé de mobilité et gestion de carrières, responsable ou chargé de recrutement, de relations écoles / Campus manager... « La fonction développement RH vient dynamiser les carrières, former, développer les compétences », commente Thomas Choplin, consultant senior chez Hays. L’objectif affiché est simple : il s’agit de fidéliser les collaborateurs.
Parmi les enjeux identifiés par l’étude figure la nécessité d’anticiper les évolutions des métiers de l’entreprise et d’accompagner ce changement.
De 22 000 euros bruts (salaire minimum du consultant insertion professionnelle ayant moins de 3 ans d’expérience) à 90 000 euros pour le directeur développement RH ayant 10 ans d’expérience et plus, l’échelle des salaires est large. A titre indicatif, voici quelques moyennes pour les professionnels affichant 3 à 6 ans d’expérience : 26 000 euros pour le consultant insertion professionnelle, 27 000 euros pour l’assistant de formation, 45 000 euros pour le responsable formation, 50 000 euros pour le responsable recrutement, 45 000 euros pour le responsable mobilité / gestion de carrière et 60 000 euros pour le directeur du développement RH.

Les fonctions Comp & Ben en vogue

Chargé de projet SIRH, gestionnaire ADP, gestionnaire de paie, responsable paie / ADP / SIRH, responsable du contrôle de gestion sociale, directeur rémunération et avantages sociaux... Autant de profils très recherchés selon l’enquête Hays. Les métiers du Comp & Ben se révèlent « éminemment stratégiques » et la fonction « prend toute sa dimension, aussi bien en période de crise qu’en période de croissance », selon Mélissa Choby, responsable de division chez Hays.
Pour la fonction paie, un niveau d’anglais courant est devenu de rigueur et la maîtrise d’un logiciel spécifique est un plus. Les qualités recherchées au sein de cette fonction ? Rigueur, disponibilité, discrétion et... Goût des chiffres ! Quant aux métiers des SIRH (responsable, consultant ou chargé de projet SIRH), ils « sont en pleine expansion », d’après la responsable de division. L’écart entre les salaires est aussi très large en fonction du poste et de l’expérience. A titre d’exemple, avec 3 à 6 ans d’expérience, un chargé de projet SIRH gagne 35 000 euros, contre 27 000 euros pour un gestionnaire ADP, 32 000 euros pour un gestionnaire de paie, 50 000 euros pour un responsable paie / ADP / SIRH ou encore 70 000 euros pour un directeur rémunération et avantages sociaux.

Le droit social repart

Juriste, responsable ou directeur des affaires sociales, avocat salarié ou BNC (Bénéfices non commerciaux)... Le contexte économique et social est propice au développement de leur activité. Ce sont sans doute les fonctions au sein desquelles l’écart de salaire est le plus important : de 28 000 à 170 000 euros. Pour des professionnels affichant 5 à 10 ans d’expérience, l’étude Hays relève un niveau de salaire moyen de : 55 000 euros pour un juriste, 65 000 euros pour un responsable des affaires sociales et 95 000 euros pour un avocat BNC.

Brice Ancelin

Voir l’enquête intégrale

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