L'Afdel prépare ses adhérents à l'arrivée du Saas
Dans Distributique
Plusieurs leaders français du logiciel (Business Object, Ilog) étant rachetés, la profession s'inquiète. Associations professionnelles et Ministres veulent faire émerger de nouveaux acteurs et permettre à toute la profession d'être plus solide et plus offensive.
Au détour d'une classique Assemblée générale annuelle, l'Afdel a mis sur pied plusieurs projets nouveaux. En premier lieu sur le Saas. C'est le projet qui impact le plus le métier d'éditeur. « Au moins sur trois points : la partie contractuelle, le niveau de services, la rémunération des commerciaux » nous explique Olivier Novasque, président de Sidetrade et de la nouvelle commission Saas de l'Afdel. « Nous volons faire prendre conscience aux éditeurs de l'effort à fournir pour être vraiment en Saas, en effet il ne suffit pas de mettre un logiciel dans une salle blanche ».
L'élément le plus important est sans doute la qualité de services et l'engagement qui l'accompagne. Dans un cadre classique de vente de logiciels, une pénalité peut affecter la partie maintenance du contrat, en général 20%. Dans le cas du Saas, un client éventuellement mécontent peut faire interrompre la totalité du contrat. L'engagement de l'éditeur est donc très différent. De même, doit il refondre la rémunération de ses commerciaux, de ses partenaires quant il est en indirect, communiquer avec eux, faire cohabiter plusieurs types de rémunérations.
La proximité avec le client final est également beaucoup plus forte. Du fait d'un mode de rémunération mensuelle, la facturation doit être impeccable. De même, les possibilités de ventes sont plus large, l'éditeur pouvant proposer plusieurs services et même plusieurs offres. C'est un nouveau métier qui se profile, celui de l'hébergement applicatif, différent du simple hébergement physique avec lequel il ne faut pas le confondre. Et c'est tout l'objet de cette nouvelle commission.
Revirement sur l'open source
D'autres initiatives sont au menu de l'Afdel. On trouve par exemple, non sans surprise, la création d'une commission open source. Il y a trois ans, l'Afdel (dont le président n'était pas encore Patrick Bertrand) s'était pourtant élevée dans un communiqué contre la priorité donnée à l'open source à la mairie de Paris et d'autres administrations d'Etat ou locales. Elle avait refusé de participer à « Paris Capitale du Libre » et avait protesté contre le projet de pôle de compétitivité sur le Libre.
De l'Etat justement il en est beaucoup question, puisque Eric Besson clôturait par un discours l'Assemblée générale de l'Association. Patrick Bertrand manifestement satisfait rendait hommage à la méthode comme au contenu des propositions et du plan Numérique 2012. Les deux devaient également annoncer la mise sur pied de L'université du logiciel, une idée de l'Afdel reprise par le ministre. Elle permettra de former des étudiants sur des technologies qui font défaut aux éditeurs français.
Décidément aux petits soins pour les éditeurs et l'Afdel, Eric Besson leur annonce également la création de postes de conseillers supplémentaires dans 10 villes clés du logiciel mondial. Leur but ? Ader les éditeurs français, surtout les petits, à trouver des implantations des partenariats ou des clients.
Le message est donc clair, les éditeurs ne veulent pas se laisser traumatiser par les rachats spectaculaires intervenus ces dernières années. La profession entend se densifier et faire émerger de nouveaux leaders. Dassault Systèmes et Microsoft sont d'ailleurs membres de l'Afdel qui entend se défaire aussi de son image de représentant des petits et moyens éditeurs. Créée il y a trois ans, l'association atteint les 160 adhérents et vise les 200.
L'élément le plus important est sans doute la qualité de services et l'engagement qui l'accompagne. Dans un cadre classique de vente de logiciels, une pénalité peut affecter la partie maintenance du contrat, en général 20%. Dans le cas du Saas, un client éventuellement mécontent peut faire interrompre la totalité du contrat. L'engagement de l'éditeur est donc très différent. De même, doit il refondre la rémunération de ses commerciaux, de ses partenaires quant il est en indirect, communiquer avec eux, faire cohabiter plusieurs types de rémunérations.
La proximité avec le client final est également beaucoup plus forte. Du fait d'un mode de rémunération mensuelle, la facturation doit être impeccable. De même, les possibilités de ventes sont plus large, l'éditeur pouvant proposer plusieurs services et même plusieurs offres. C'est un nouveau métier qui se profile, celui de l'hébergement applicatif, différent du simple hébergement physique avec lequel il ne faut pas le confondre. Et c'est tout l'objet de cette nouvelle commission.
Revirement sur l'open source
D'autres initiatives sont au menu de l'Afdel. On trouve par exemple, non sans surprise, la création d'une commission open source. Il y a trois ans, l'Afdel (dont le président n'était pas encore Patrick Bertrand) s'était pourtant élevée dans un communiqué contre la priorité donnée à l'open source à la mairie de Paris et d'autres administrations d'Etat ou locales. Elle avait refusé de participer à « Paris Capitale du Libre » et avait protesté contre le projet de pôle de compétitivité sur le Libre.
De l'Etat justement il en est beaucoup question, puisque Eric Besson clôturait par un discours l'Assemblée générale de l'Association. Patrick Bertrand manifestement satisfait rendait hommage à la méthode comme au contenu des propositions et du plan Numérique 2012. Les deux devaient également annoncer la mise sur pied de L'université du logiciel, une idée de l'Afdel reprise par le ministre. Elle permettra de former des étudiants sur des technologies qui font défaut aux éditeurs français.
Décidément aux petits soins pour les éditeurs et l'Afdel, Eric Besson leur annonce également la création de postes de conseillers supplémentaires dans 10 villes clés du logiciel mondial. Leur but ? Ader les éditeurs français, surtout les petits, à trouver des implantations des partenariats ou des clients.
Le message est donc clair, les éditeurs ne veulent pas se laisser traumatiser par les rachats spectaculaires intervenus ces dernières années. La profession entend se densifier et faire émerger de nouveaux leaders. Dassault Systèmes et Microsoft sont d'ailleurs membres de l'Afdel qui entend se défaire aussi de son image de représentant des petits et moyens éditeurs. Créée il y a trois ans, l'association atteint les 160 adhérents et vise les 200.
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