La France au 21e rang mondial dans l'adoption des TIC
Le classement annuel du Forum économique mondial et de l'Insead laisse la France aux portes du Top 20, sur 127 pays, pour l'usage des technologies de communication. Avec des points forts sur l'e-administration et des lourdeurs sur les contraintes réglementaires.
La France n'a guère progressé depuis deux ans dans le classement annuel du Forum économique mondial, établi avec l'école de commerce Insead, sur l'adoption des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le monde. 22e en 2005, 23e en 2006, elle n'occupe que la 21e place, sur 127 pays, dans le GITR (Global Information Technology Report) 2007-2008 qui évalue plus précisément le niveau de préparation atteint par les pays pour exploiter efficacement les TIC.
Les auteurs du rapport indiquent néanmoins que la France bénéficie d'avancées technologiques et de moyens de connexion satisfaisants. De fait, une lecture détaillée fait apparaître une situation contrastée. Il s'y mêle d'évidents points forts, sur les services administratifs en ligne (sur ce critère, la France est 9e) et les capacités d'innovation (8e place), et des retards, notamment sur les priorités gouvernementales accordées aux TIC (43e place).
Eric Besson, nommé le 18 mars secrétaire d'Etat chargé du développement de l'économie numérique, devra donc s'atteler rapidement à la tâche.
Pour établir leur classement mondial, l'Insead et le Forum économique mondial ont retenu quelque 70 variables réparties en trois grandes catégories : le contexte (marché, environnement politique et réglementaire, état des infrastructures), la maturité technologique (des individus, des entreprises et du gouvernement) et les usages. Ces critères englobent, par exemple, la part de la haute technologie dans les exportations, la capacité à trouver des investisseurs, ou encore, le délai requis pour créer une entreprise. Sont également pris en compte la législation relative à l'utilisation des TIC, le nombre de brevets déposés par million d'habitants dans l'année, la qualité de l'enseignement supérieur ou le coût des communications mobiles.
Bien placée sur l'e-administration, devant le Royaume-Uni et le Japon, la France double également les Etats-Unis et Israël sur les capacités d'innovation, où elle se place juste derrière la Corée. Elle grimpe à la 1ère place pour la qualité de ses écoles de gestion, à la 3e pour la qualité de ses sites gouvernementaux, à la 5e pour le nombre de ses fournisseurs et au 12e rang pour le taux d'abonnés à l'Internet haut débit pour cent habitants. On la trouve 14e sur les achats gouvernementaux de produits high-tech.
En revanche, pour la facilité d'accès au capital risque, l'Hexagone n'est que 30e, de même que pour le niveau de collaboration entre universités et industriels. Et, elle chute à la 111e place pour le poids des contraintes réglementaires. D'une façon générale, le niveau de préparation des entreprises et du gouvernement semble avoir marqué le pas pour le pays en 2007, si l'on en croit le rapport, alors que la maturité technologique individuelle, elle, progressait.
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| Rang 07-08 | Pays | Rang 06/07 | Evolution |
|---|---|---|---|
| 1 | Danemark | 1 | = |
| 2 | Suède | 2 | = |
| 3 | Suisse | 5 | +2 places |
| 4 | Etats-Unis | 7 | +3 places |
| 5 | Singapour | 3 | -2 places |
| 6 | Finlande | 4 | -2 places |
| 7 | Pays-Bas | 6 | -1 place |
| 8 | Islande | 8 | = |
| 9 | Corée du Sud | 19 | +10 |
| 10 | Norvège | 10 | = |
| 11 | Hong Kong | 12 | +1 |
| 12 | Royaume-Uni | 9 | -3 |
| 13 | Canada | 11 | -2 |
| 14 | Australie | 15 | +1 |
| 15 | Autriche | 17 | +2 |
| 16 | Allemagne | 16 | = |
| 17 | Taiwan | 13 | -4 |
| 18 | Israel | 18 | = |
| 19 | Japon | 14 | -5 |
| 20 | Estonie | 20 | = |