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Widgets : quel modèle pour monétiser vos applications ?

26 Novembre 2009 , Rédigé par Sandrine Publié dans #marketing

Par Marketing-Professionnel.fr

Si les widgets sont reconnus comme d’excellents moyens de rester en contact avec une cible, ils semblent aujourd’hui s’installer comme de nouveaux types de supports publicitaires. Grâce à leur contenu informatif, pratique ou ludique, le nombre de leurs utilisateurs ne cesse d’augmenter chaque année sur diverses destinations : téléphones portables (applications), blogs, navigateurs, bureaux,… Ils possèdent leur propre audience, que l’on peut qualifier et quantifier, et apparaissent comme de véritables canaux de communication. En monétisant l’espace publicitaire dont ils disposent, les marques peuvent rentabiliser leur coût. Par exemple, le marché de la publicité sur téléphone mobile est prometteur car il a enregistré une croissance de 58.8% de 2007 à 2008, passant de 1,7 milliards à 2,7 milliards de dollars dans le monde (Cabinet Gartner). On peut alors imaginer que le marché de la publicité sur widgets va suivre la même tendance.

Les widgets, atouts pour les annonceurs

Virgin

Virgin 17

Les annonceurs peuvent communiquer sur un produit ou un service dont la cible correspond à celle du widget. Cela leur garantit un ciblage qualitatif puisque celui-ci repose sur les centres d’intérêt des utilisateurs. Les annonceurs peuvent ainsi répondre à un objectif de visibilité en choisissant d’apparaitre sur un widget à forte audience et assez généraliste. C’est ce qu’a fait Virgin 17 en mettant en place une campagne pour son émission NEXT sur le widget du « Programme TV ». En effet, ce widget est en cohérence avec la cible de la chaine de télévision. Par ailleurs, il enregistre 2,4 millions de pages vues par mois, soit trois fois plus qu’un site web comme Télépoche.fr, qui en compte un peu plus de 700 000 par mois (ojd-internet.com). Cette audience est donc la preuve que les widgets tendent à s’imposer en tant que supports à part entière, capable de diffuser des campagnes publicitaires en rapport avec leurs fonctionnalités.

Pour une marque, la mise en place d’une campagne pour promouvoir son propre widget ou sa propre application est également une option pertinente. C’est un bon moyen d’assurer leur téléchargement en drainant de l’audience. La campagne Logic-Immo sur l’application iPhone LeParisien.fr illustre bien cette stratégie.

Logic-immo fut le premier annonceur à proposer une application permettant d’effectuer une recherche de biens immobiliers sur iPhone. Aujourd’hui, l’agence immobilière a décidé de promouvoir cette application pour conserver sa place de numéro 1. Le choix du support LeParisien.fr est logique car l’audience de celui-ci englobe une population assez large et susceptible de rechercher un appartement, une maison, un garage…

Le Parisien

Le Parisien

Le Parisien

Le Parisien

Une troisième hypothèse est également envisageable : on peut imaginer exploiter la fonction de géolocalisation, utilisée sur de nombreuses applications, pour déclencher l’acte d’achat chez les utilisateurs/consommateurs.

Par exemple, lorsqu’un utilisateur effectue une recherche de restaurant sur l’application de Mac Donald’s et qu’il sélectionne un magasin, une bannière apparaîtrait, avec des offres ou promotions concernant des magasins à proximité du restaurant sélectionné.

Ce procédé pourrait non seulement favoriser l’acte d’achat mais aussi augmenter le trafic au sein des magasins concernés.

Widgets : quels modèles économiques ?

Devant les possibilités qu’offre l’Internet mobile, on peut se demander quels modèles économiques s’imposeront dans le processus de monétisation des widgets et applications ?

Pour faire un rapide tour d’horizon, on peut dire que le « coût pour mille » est déjà largement utilisé pour la publicité sur le web mobile (ils sont monnayés entre 1$ et 3$ le clic pour les applications iPhone). Au niveau du web, le « coût par clic » s’est imposé pour une question de rentabilité. Selon les problématiques des annonceurs, il existe d’autres moyens de monétisation comme le « coût au Leads », qui semble plus avantageux pour les annonceurs souhaitant acquérir une base de données. L’affiliation est également un procédé profitable aux annonceurs e-commerçants, car elle permet de voir le réel impact de la publicité sur les ventes. On observe donc une problématique de tracking au niveau de la conversion (widgets et applications mobiles). En effet, les régies appliquant toutes leurs propres systèmes, il n’existe pas de standards ni au niveau des modèles économiques, ni au niveau des formats publicitaires. Ce manque de « règles » devient un problème considérable pour les annonceurs qui ont une culture web et un objectif de rentabilité.

Pour conclure, il existe plusieurs pistes de standardisation grâce à des régies publicitaires mobiles qui commencent à émerger. Par exemple, la régie AdMob, implantée aux USA, a développé un bon réseau d’annonceurs. D’ailleurs, Google, numéro 1 mondial de la recherche en ligne, vient d’acquérir AdMob pour un montant de 750 millions de dollars. Cela pourrait probablement lui permettre de développer ses solutions de monétisation du trafic mobile, preuve que ce secteur ne demande qu’a exploser. Néanmoins, en France, AdMob possède peu d’applications dans son inventaire (portefeuille d’applications) et celles-ci n’ont pas une audience assez conséquente pour être considérées comme supports publicitaires. ce genre de régie ne se positionne que sur le créneau des applications mobiles et ne prennent pas en considération la publicité sur les autres applications Web (widgets). Or, pour améliorer la rentabilité et l’impact des campagnes publicitaires, il faut prendre en compte les widgets mobiles (applications) mais aussi les widgets web. A l’ère de la déportalisation des contenus, il est encore difficile de mener une campagne de façon similaire sur ces deux supports. Il reste manifestement un créneau à exploiter pour les régies publicitaires si elles répondent au besoin de synergie entre campagne sur widgets web et campagne sur applications mobiles.

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Auteur : Julien Grière, Directeur Marketing & Communication, Kreactive Technologies

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