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Le recrutement de cadres informaticiens particulièrement touché par la crise

22 Octobre 2009 , Rédigé par Sandrine Publié dans #Ressources humaines

Le MagIT - par David Castaneira

 

Chômage en forte hausse, mais également postes à pourvoir en chute libre et candidats de moins en moins difficiles. La fonction informatique est particulièrement touchée par la crise. C’est même l’une de celles qui voit le nombre de recrutements diminuer le plus fortement. Et le 4ème trimestre n'annonce aucune amélioration.

Une mauvaise nouvelle supplémentaire pour les informaticiens français. Alors que le nombre de chômeurs de la profession n’a cessé d’augmenter depuis un an, le nombre d’offres d’emploi publiées via les services de l’Apec est en forte baisse en septembre. Si la plupart des fonctions enregistrent un fort recul (- 30 % sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à janvier-septembre 2008, à l’orée de la crise), l’informatique est particulièrement touchée avec une chute de 38 % du nombre de postes proposés entre janvier et septembre 2009 par rapport à la période identique de 2008. Seule la catégorie « services techniques » fait pire avec une diminution de 40 %. Surtout, cette baisse des offres destinées aux informaticiens impacte durement l’ensemble du marché de l’emploi puisque l’IT représente plus du quart des offres confiées à l’Apec, soit 45 230 postes depuis le début de l’année pour la filière.

Les SSII recrutent moins
Selon l’Apec, le secteur informatique connaît un nouveau fléchissement avec 81 % des entreprises IT qui ont recruté au moins un cadre au troisième trimestre 2009, soit neuf
points de moins qu’en 2008. De plus, le secteur marquera également le pas dans les mois à venir. Seulement 76 % des entreprises prévoient de recruter au quatrième trimestre 2009 contre 81 % il y a un an. Un tiers des entreprises informatiques qui ne recrutent pas l’expliquent par la mauvaise conjoncture économique, contre 20 % pour l’ensemble des entreprises, selon l’Apec.
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Tout le monde n’est cependant pas à loger à la même enseigne. Les DSI – s’ils sont les moins nombreux – continue d’être particulièrement recherchés avec une forte hausse (+ 75 %) du nombre de postes à pourvoir (597). Un indicateur qui peut surtout signifier que le turnover est reparti dans cette profession qui se voit souvent mise en cause durant les crises. A l’opposé, l’informatique de gestion est le segment qui recrute le plus (22 814 postes à pourvoir via l’Apec)… mais également celui dont le recul est le plus important (- 45 %). Derrière, l’informatique industrielle affiche également un fort recul (- 36 % pour 7 002 postes depuis janvier 2009), tout comme les postes liés à l’exploitation et la maintenance (- 42 %, 2 510 postes) et les emplois dans les « systèmes, réseaux, datas » (- 41 % et 8 332 postes). Reste une catégorie « Autres » qui progresse (+ 51 %) mais ne représente que 3 975 postes sur les neuf premiers mois de l’année.


Sombres perspectives pour le 4ème trimestre

Une chute spectaculaire donc et qui pourrait bien perdurer. Les entreprises ne semblent en effet pas vraiment motivées par l’embauche de cadres informaticiens au-delà, donc, des postes de DSI. L’Apec note ainsi que si les cadres commerciaux, administratifs et financiers constituent la cible prioritaire des entreprises pour le trimestre qui vient de débuter, les prévisions de recrutement chutent de huit points en un an pour les informaticiens.

Les jeunes diplômés semblent particulièrement fragilisés par ce contexte. Quitte à embaucher, les entreprises recherchent en effet plutôt des profils expérimentés. Selon l’Apec, « les perspectives de recrutement de jeunes diplômés, déjà fortement préoccupantes les trimestres précédents, atteignent aujourd’hui un niveau historiquement bas. Seulement 23 % des entreprises qui ont l’intention de recruter au quatrième trimestre 2009 prévoient d’embaucher des jeunes diplômés, soit près de deux fois moins qu’à la même période l’année dernière. »

Autre conséquence de ce marché rétréci : la part des recrutements jugés difficiles par les employeurs a chuté. Ils ne sont plus que 53 % à déclarer de telles difficultés alors qu’ils étaient 60 % il y a un an. Jusqu’à récemment, les fonctions dans lesquelles les recruteurs exprimaient le plus de difficultés étaient celles dont les offres généraient peu de candidatures, l’exemple type étant la fonction informatique. On assiste à ce niveau à un retournement brutal : en informatique, les difficultés de recrutement ont baissé de 15 points en un an, à 60 %.

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