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L'état du monde IT : 2009, l’année où le Cloud Computing est devenu THE Buzzword

28 Décembre 2009 , Rédigé par Sandrine Publié dans #high tech

Dans leMagIT par Cyrille Chausson

 


Cloud Computing, Saas, application hébergée. Si 2009 semble avoir l'année du décloisonnement des données et des applications, peu d’entreprises discernent encore clairement ce qui se cache derrière l’appellation Cloud Computing. Sans AOC du genre, les acteurs ont dû provoquer un divorce du concept et créer dans leur argumentaire un nuage public et un autre privé. Résultat, l’incertitude, voire l’incompréhension, dans la plupart des DSI.

Indubitablement, en 2009, l’expression la plus en vogue, sur toutes les lèvres des éditeurs et constructeurs, de l’infrastructure au desktop, restera Cloud Computing. Poussés par les relents d’une crise économique qui a fermé les robinets des budgets, les acteurs de l’IT - côté fournisseurs de technologies - considèrent le principe de l’informatique en nuage comme une bouée de sauvetage. Pourquoi ? Parce qu’il revisite la façon de consommer son informatique en prônant une externalisation des applications vers des datacenters dispersés aux quatre coins du monde et surtout la mise en place de la facturation sur un mode ultra-flexible, à la carte. Autant le dire, il s’agit bien d’un argumentaire taillé sur mesure pour un contexte marqué par la réduction des coûts.

magit 271 nuage amazone

Avec pour priorité chez les fournisseurs de technologie, la volonté de se frayer un chemin dans l’immensité de cet espace. Les historiques d’abord, qui à l’image d’un Microsoft affûtant son système Azure pour essayer de rattraper son retard sur la question ou encore d'un IBM qui déploie un arsenal de services en provenance direct de sa filiale SSII IGS. Les pure-players aussi qui, quant à eux, ont pris une longueur d’avance dans le domaine, tant en termes d’innovations technologiques - les briques sont posées - que de modèles économiques. On parle ici des Amazon, Salesforce ou encore Google.

Autre tendance remarquée en 2009 autour du paradigme “Cloud Computing”, l’arrivée du concept sur le segment des desktops, où commence à émerger des OS (comme Google Chrome OS ou JoliCloud) qui viennent transformer les netbooks (essentiellement) en plate-forme de lancement minimalistes pour les applications hébergées dans le Cloud. Bref, que ce soit sur le terrain des infrastructures ou sur celui des desktop, l’heure est au décloisonnement et à l’hébergé.

Le Cloud, ou informatique en nuage, est donc logiquement le concept qui a fait couler le plus d'encre cette année, quitte parfois à chambouler les frontières sémantiques. Et derrière, les entreprises s’interrogent et considèrent, les yeux rivés dans le ciel, le phénomène d'un œil encore dubitatif .

Manque de maturité pour certaines, absence de transparence sur le taux de disponibilité pour d’autres. Mais la question sur laquelle tous les DSI s’accordent est plutôt : quid de la sécurité et de la confidentialité des données, et quid du portage de données ? Ne va-t-on pas tout simplement déplacer le problème existant dans le on-premise - celle notamment du fameux verrou vendeur - vers une plate-forme hébergée ?

L'incompréhension est encore grande côté donneurs d'ordre, rappelait d’ailleurs le cabinet d'études Gartner, probablement accentué par une définition quelque peu floue du concept. Pourtant le même Gartner jette un peu plus le trouble lorsqu’il explique que la SOA (Service-oriented architecture), considéré comme morte et enterrée par le Burton Group, resussitera notamment dans le Cloud Computing. Ca se complique en effet.

La mixte attitute

Réaction quasi-immédiate des fournisseurs : la solution en termes de sécurité et de confidentialité se situe dans une version privée du Cloud. Un nuage contrôlé par le pare-feu et qui s’adapte aux politiques de sécurité déployées dans l’entreprise. Une prolongation de l’Intranet/Extranet à la sauce Cloud, en somme. Et de se dessiner un visage lifté du cloud, à deux vitesses : l’entreprise pourra préserver en privé ses données sensibles et ses processus métiers les plus critiques et réservera au cloud public les processus moins sensibles pour ses activités. Méfiance donc de rigueur chez les entreprises, qui ne semblent pas succomber facilement aux sirènes d’une informatique externalisée et d’une facturation à l’usage. "L'énergie informatique" accessible aussi simplement que l'électricité reste donc largement un mythe. Le Gartner finira d’ailleurs l’année en prévoyant un accroissement des investissements dans le Cloud privé, et non pas dans le public. En revanche, c’est bien le premier qui servira de levier au second.

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