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Les managers français ne veulent pas des réseaux sociaux

28 Octobre 2008 , Rédigé par Sandrine Publié dans #networkings

En France, le clivage générationnel bloque la mise en place de réseaux sociaux professionnels dans les entreprises.

Gilbert Kallenborn, 01net., le 28/10/2008 à 10h25
La mise en place de réseaux sociaux comme outil de collaboration ou de partage reste marginale en milieu professionnel. C'est ce qui ressort d'une étude commandée par l'intégrateur Avanade et réalisée par le cabinet Coleman Parkes Research. Celui-ci s'est entretenu avec 541 managers dans 17 pays. Les résultats sont édifiants.
Parmi les entreprises interrogées, 59 % n'ont aucune stratégie de réseau social, 30 % y réfléchissent et 4 % ont commencé à les mettre en place. Seuls 7 % utilisent réellement un réseau social à ce jour. Les freins à l'adoption restent donc nombreux.
Comme une extension du CRM
En France, si les réseaux sociaux professionnels ont du mal à percer, c'est surtout à cause des directeurs. Pour 75 % des Français interrogés, le principal frein est « l'incompréhension et l'apathie des managers seniors », alors que cette raison n'est citée que par 57 % sur l'ensemble du panel. Parmi les autres freins, citons l'inquiétude vis-à-vis de la sécurité (69 %) et la crainte d'utiliser une technologie non éprouvée (63 %).
Mais tout n'est pas perdu d'avance ! Selon Avanade, deux cas d'application commencent déjà à se distinguer. Le plus prometteur, selon l'intégrateur, est le réseau social comme extension de la gestion de la relation client. Souvent réalisé sous la houlette du service marketing, ce type de projet est plus facile à justifier, car il est concret et directement lié au chiffre d'affaires.
L'objectif, dans ce cas, est de nouer une relation plus intime avec les clients, de collecter des données, de valoriser une marque, d'initier des campagnes d'informations, etc. Un fabricant de yaourts pourrait, par exemple, créer des communautés d'intérêt autour de la nutrition des enfants.
Décloisonner les services
Le second type de projet identifié par l'intégrateur est le réseau social interne à l'entreprise, qui « permet d'identifier plus facilement les expertises et les compétences dans l'entreprise. Il permet aux utilisateurs de nouer des relations de manière informelle et transversale, ce qui n'est pas le cas de l'intranet classique, souvent lié à une structure hiérarchique ou organisationnelle », explique Olivier Lepeltier, responsable solution collaborative d'Avanade.
Certes, le réseau social comme outil de collaboration interne est plus difficile à justifier au niveau du retour sur investissement. Mais, il est probable que la majorité des entreprises devra s'y pencher un jour, si elle ne veut pas être dépassée par les pratiques 2.0 des jeunes collaborateurs.
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